Particules fines dans l’air: la méthode d’analyse des AASQA.

Pollution

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© Paul Dufour

 

 

En France, la mesure de la pollution de l'air est confiée  aux AASQA (Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air). Ce sont des organismes spécifiques reconnus par le ministère de la transition écologique et solidaire.

Chaque région est dotée de sa propre AASQA qui est chargée de mesurer la pollution de l'air au niveau local, de l'étudier en détail pour déterminer son évolution et les sources probables, puis de communiquer les données récoltées auprès de l'État, des collectivités et du public.

Une AASQA peut établir des mesures à partir d'une base fixe, capable d'analyser la qualité de l'air en permanence 24h/ 24 et 7j/7. Ces stations sont complétées par des stations mobiles qui sont équipées des mêmes outils d'analyse, mais déployées uniquement lors de campagnes ponctuelles et limitées dans le temps.

Toutes les stations de mesures (fixes et mobiles) sont classées en différentes catégories selon leur finalité :

  • les stations de fond, implantées dans des endroits éloignés de toute source connue de pollution
  • Les stations de proximité, situées près de zones industrielles ou de zones à fort trafic routier

Les AASQA disposent de plusieurs outils pour mesurer la pollution de l'air, pouvant détecter toute une panoplie de particules dans l'atmosphère, ciblées par les normes réglementaires en vigueur.

Certains polluants particulièrement nocifs sont toujours mesurés en continu, tous les quarts d'heure pour pouvoir établir des moyennes horaires. C'est le cas des particules fines PM10, du monoxyde d'azote, du monoxyde de carbone, du dioxyde de soufre, du dioxyde d'azote, de l'ozone, du benzène, du toluène et du xylène.

Les AASQA utilisent pour une meilleure précision, les technologies de mesure les plus récentes et pointues dans ce domaine. Dès lors, elles ne se servent pas de simples « capteurs », mais ont recours à des analyseurs sophistiqués, de véritables micro-ordinateurs avec électronique embarquée.

La méthode d'analyse varie beaucoup selon le polluant : la radiométrie par microbalance est utilisée pour les particules fines PM10, la chimiluminescence pour les oxydes d'azote, la spectroscopie infrarouge pour le monoxyde de carbone, la fluorescence ultraviolette pour le dioxyde de soufre, et enfin la photométrie ou spectroscopie ultraviolette pour l'ozone.

Rédigée par Anaïs Lopez